Sur les traces de la Bête de Béré

Béré-brientiPROLOGUE
À propos des origines linguistes et étymologiques de Châteaubriant dont le nom évoque une marque de cire pour parquet : « Avec la cire Châteaubriant, votre parquet brille et respire plus longtemps ».

Château vient de castro, castrare, castrum selon le latin moderne ou antique.
> Castro signifie chaste.
> Castrare signifie couper, ainsi nous obtenons les castras.
> Castrum signifie forteresse

Un château est donc un lieu fortifié séparé du monde pour vivre chastement.

Briant, viens de Brient qui vient de Brienti 1er. C’est tout ce qu’on peut trouver sur Wikipédia.

 

Béré-donjon

CHAPITRE 1
où commence le début de l’histoire qui deviendra légende
Brienti 1er n’avait ni femme, ni enfant. Or, il advint qu’un jour son meilleur ami, Jean Leroy, et sa femme, Violaine, mourussent dans le terrible incendie de la rue de Rigale où ils faisaient affaire d’onguents et de cierges. Jean et Violaine laissèrent derrière eux un garçon, François Leroy. Il fut recueilli par Brienti qui l’éleva comme le fils qu’il n’avait jamais eu.

À l’âge de seize ans, Brienti décida de confier l’éducation spirituelle de François à Renaud Patte-en-Bois, rhabdomancien de son état.
Pourquoi ? Pourquoi avoir choisi un personnage peu recommandable car exerçant une profession interdite par l’Église ? Brienti 1er n’était pas insensible à l’ésotérisme, à la magie, à l’alchimie, très en vogue à l’époque.

Béré-chateau

Alors qu’il venait de fêter ses seize ans, François est foudroyé par l’amour. (…)

CHAPITRE 2
où commence la légende venue d’une histoire
En devenant moine, François Leroy avait décidé de se séparer de son désir. Mais pas tout à fait. Il avait emporté avec lui sa baguette de sourcier, cadeau de son ami Renaud Patte-en-Bois. Et lorsque le temps le lui permettait, il s’aventurait hors du monastère, traquant les sources cachées, pratiquant sa sourcellerie loin des curieux, pour le simple plaisir de sentir la baguette vibrer, tourner, danser entre ses doigts.

Béré-statuette2

Les années ont passé. Cela faisait cinq ans que François Leroy était entré dans les ordres. C’était un bel après-midi de printemps. François traquaient les sources, suivant les mouvements de sa baguette tendue, légère, funambule entre ses doigts. Celle-ci le conduisit naturellement près de la Chère sans qu’il ne s’en rendît compte. Et dans l’eau claire de la rivière, il vit une fille qui se baignait nue : Rachel Bellouin, fille de l’apothicaire de la Grande Rue.

(…)

Un soir, le prieur du monastère, soupçonneux des agissements de François, décida de le suivre, changé en hibou. Et il n’en fallut pas plus pour que la perfide jalousie ne glisse son venin dans le cœur du prieur.

Béré-Rempart2(…)

Béré-Renaud2

la maison de Renaud Patte-en-Bois sur les berges de la Chère

CHAPITRE 3
où l’on se rend compte que l’empoisonnement des cœurs est source de bien des tracas
À peine François était-il de retour au monastère, que le prieur le convoqua. Après lui avoir rappelé les vœux du moine dont l’obéissance était le socle, il le mit en cellule au pain sec et à l’eau.
(…)

Prise de terreur, Rachel se mit à courir et se précipita au monastère qui était sur son chemin.

CHAPITRE 4
où l’on arrive au dénouement d’une tragédie qui aurait inspiré Shakespeare
Grand tumulte et battues dans la campagne. Les jours passèrent et Rachel demeurait introuvable. (…)

Béré-Hospice2

L’hospice qui recueilli Rachel

Quelque temps après, la Bête de Béré fit sa première apparition sur la route de Rennes : un sanglier hargneux aux défenses pointées vers le ciel et qui marchait à reculons. Celui qui le vit, Antoine Lesourd, se noya dans la Chère le lendemain matin.

 

 

 

 

 

 

Béré-oeuf

RUE DES QUATRE ŒUFS

Une rue où il faut marcher à reculons pour ne pas réveiller la Bête

 

Béré-Coquerie

RUE DE LA COQUERIE

Une rue qui doit son nom à l’art de faire une coquerie à quelqu’un, c’est-à-dire lui faire un sale coup pour prendre sa place (de même faire une vacherie)

 

 

 

Béré-Grabowsky1RUE BASSE

La maison de la mère de Lucien Grabovski, mineur à Pouancé, qui fut l’un des derniers à avoir vu et affronté la Bête de Béré, monté sur un chameau, armé d’une lance en or bénie par l’évêque de Rennes. Il cru la tuer sur les falaises du Cap Fréhel, et mourut quelques jours plus tard de schistose…

 

 

 

Béré-Girafon2MAISON DE L’ANGE

Cette maison fut, entre autres, la demeure de Ferdinand surnommé Le Girafon, car il était devenu fou, “perché sur le cou de la girafe”, suite à une rencontre avec la Bête de Béré dans la forêt de Teillay.